lundi, mars 28, 2005

Psyché 1

Le matin rougissant, dans sa fraîcheur première,
Change les pleurs de l'aube en gouttes de lumière,
Et la forêt joyeuse, au bruit des nids chanteurs,
Exhale son réveil en d'humides senteurs.
La terre est vierge encor, mais déjà dévoilée,
Et sourit au soleil sous la brume envolée.
Entre les fleurs, Psyché, dormant au bord de l'eau,
S'anime, ouvre les yeux à ce monde nouveau,
Et baigné des vapeurs d'un sommeil qui s'achève,
Son regard luit pourtant comme après un doux rêve.
La terre avec amour porte la blonde enfant ;
Des grands rameaux sur elle agités doucement
Le murmure et l'odeur s'épanche sur sa couche ;
Le jour pose en naissant un rayon sur sa bouche.
D'une main supportant son corps demi-penché,
Rejetant de son front ses longs chaveux, Psyché
Ecarte l'herbe haute et les fleurs autour d'elle,
Respire, et sent la vie, et voit la terre belle ;
Et blanche se dressant, dans sa robe aux longs plis,
Hors du gazon touffu monte comme un grand lis.
Les aromes, les bruits et les clartés naissantes,
Les émanations de partout jaillissantes,
Ont envahit son âme, ébranlée un mouvement ;
Et devant la nature elle hésite en l'aimant
Dans une langue alors que la vierge surprise
Sut comprendre et parler sans qu'elle l'eût apprise,
Les fleurs, les nids, les flots étant là seuls vivants,
un invisible choeur chantait avec les vents :

Cinq minutes de rire pour un adulte, durent une éternité pour un enfant.

1 commentaire:

vente a dit…

Vous avez un blog très agréable et je l'aime, je vais placer un lien de retour à lui dans un de mon blogs qui égale votre contenu. Il peut prendre quelques jours mais je ferai besure pour poster un nouveau commentaire avec le lien arrière.

Merci pour est un bon blogger.