mardi, mars 29, 2005

Psyche psyche

Que la lumière est douce, et que l'air plein d'encens
Baigne d'un flot sonore et pénètre mes sens !
Et si la vie est telle, oh ! qu'il est bon de vivre !
Vivais-je avant cette heure ? ai-je vu ce soleil ?
N'est-ce pas ma naissance et mon premier réveil ?
J'ai bien au fond du coeur en de vagues images
Des bois, de grands vallons, des fleuves, des rivages,
Où, le couronné, j'allais, fille de roi,
Mais dans ce pâle monde aux formes indécises,
Ni chanson ni parfums ne flottaient sur les brises ;
La terre était muette et le ciel sans clarté ;
Et je sentais pas la vie et la beauté.
Ah, j'ai dormi peut-être, en un rêve encor sombre,
De ce monde promis j'aurai vu passer l'ombre.
Choeur des vivants, salut ! Salut, O monde vrai,
En qui je me réveille et dans qui je vivrai.
Terre, fleuves, oiseaux, divin peuple des êtres,
Etes-vous, dites-moi, mes hôtes ou mes maîtres ?
Bruits, souffles embaumés, rayons, charme des yeux,
Laisse, que je t'adore, O monde harmonieux !

Cinq minutes de rire pour un adulte, durent une éternité pour un enfant.

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