vendredi, avril 08, 2005

psy che

P
J'ai gardé du sommeil du rêve, un rêve aimé,
Eclos à la même heure uù mon coeur fut formé :
Une voix qui semblait descendre des collines
M'appelait, m'incitait à des noces divines.
Les vierges me paraient pour un hymen certain.
Vers l'époux inconnu, roi d'un pays lointain,
Entraînée, et cédant à d'invisibles charmes,
J'allais avec amour, mais non sans quelques larmes,
Le réveil, ces beaux lieux, ce jour qui luit sur moi,
De mes désirs craintifs ont redoublé l'émoi.
C.I.
Espère, a son vrai but, comme la source vive
A l'éternelle mer, toute espérance arrive ;
Chaque rêve et chaque ombre ont leur réalité.
Viens : par le jeune époux ce monde est habité ;
C'est lui qui nous envoie, abrégeant ton attente,
au seuil de son palais saluer son amante.

et la voix s'éteignit ; mais le son prolongé
Resta flottant sur l'air de musique chargé,
Sur l'haleine de l'onde et l'herbe attiédie,
Comme un soupir du sol montait la mélodie.

Spyché, livrant son âmeaux souffle merveilleux,
Aux accords, aux rayons émanés de ces lieux,
S'avance au bord du fleuve, et dans sa marche lente
Ecoute chaque nid et parle à chaque plante.
La tendre sympathie illumine son oeil ;
Les fleurs et les oiseaux lui rendent son accueil ;
Flots et feuilles, près d'elle ont un plus frais murmure,
La terre abondante exhale une odeur pure,
Tous les êtres semblaient, domptés par sa douceur,
L'adorer comme reine et l'aimer comme soeur,
L'enfant partage entre eux les grâces du sourire,
Et prnd possession du fraternel empire ;
Sa main des grands lions flatte les crins épais,
Car rien n'avait alors troublé l'antique paix,
Tout ce qui vit formait une seule famille ;
Mille oiseaux par les bois suivent la jeune fille ;
La mousse s'épaissit lorsqu'elle y veut s'assoir.
Admirant tout, les fleurs, les cieux, et l'air sonore,
Et rêvant de ce roi qui se cachait encore.
Or la nuit, déployant ses ailes de va peurs,
Ramène vers Spyché les invisibles choeurs ;
C'est d'abord sur la brume une rumeur qui vole,
En le son rapproché devient une parole.

Cinq minutes de rire pour un adulte, durent une éternité pour un enfant.

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