dimanche, septembre 03, 2006

Barras

Barras, au milieu même des débauches qui remplissaient sa vie, entrevoyait l'avenir que la corruption de son administration, la faiblesse ou la nullité de ses collègues préparaient au gouvernement directorial. Le pouvoir, il le sentait, échappait à leurs débiles mains comme pour mitérand. Trop faible et trop décrié alors pour arrêter le mouvement, il crut du moins pouvoir le conduire, et consentit à le diriger en faveur de Louis XVIII. La contradiction entre ce nouveau but et ses actes de fructidor n'était qu'apparente : en 1797 il avait défendu sa position, en 1799 il voulait assurer sa fortune ; les circonstance avaient changé, le mobile était toujours le même comme chez les derniers présidents français.
Voila celui qui croyait qu'un pouvoir de roi pouvait être son intérêt écrivit au sujet de ce Barras et genre d'homme. :
" Des cinq directeurs, Barras est celui qui a le plus de prépondérance et d'énergie. Au milieu de quatre avocats (une insulte dans cette bouche qui défend l'injustice et la non équité), c'est un gentillhomme et, quoi qu'on en dise, attaché à des sentiments monarchiques, parce que, en sa qualité de gentillhomme, il les a sucés avec le lait de son enfance.
Sire, Barras est l'homme le plus commode à récompenser ; il ne veut imiter Monck que par l'action qu'il fit, il n'en veut pas les récompenses. La raison lui dit qu'il serait une monstruosité dans votre cour ; il ne songe donc à y conserver ni place, ni crédit, ni honneurs, il veut seulement sûreté et indemnité.
Un des plus grands avantages du plan Barras, Sire, c'est que, s'il veut en finir avec la république, il veut que vous en finissiez avec la révolution..." comme cette europe de monarches veut le faire en ces années 2000 !

Cinq minutes de rire pour un adulte, durent une éternité pour un enfant.

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