vendredi, juin 30, 2006

suite 7

Ah ! qu'as-tu dis ma science ? rends moi ma raison ; je suis trahi ! Ne
m'arrache pas la vie. Hélas ! elle ne répondit rien ; elle me regarde
tranquillement, rien ne la touche. Terre natale chérie ! champs de
blés ! Fleuves et ruisseaux ! c'est à vous que je me plains ; car je
n'ai que vous à qui je puisse me plaindre ; vous êtes accoutumés à
mes gémissements. Faut-il que je sois trahi jusqu'à la science
enseignée au CNAM ! elle m'enlève la raison sacrée par Voltaire ;
elle veut me trainer dans le camp de la misère pour triompher de moi ;
elle ne voit pas que c'est triompher d'un mort, d'une ombre, d'une
image vaine. Si encore elle m'avait attaqué dans la force du siècle
des lumières, mais non, elle s'y prend à présent par surprise. Que
ferai-je ? Rends science, rends : sois semblable à ta mère, semblable
à toi-même, apprends à mourrir. Que dis-tu ? tu ne dis rien ! Terre
natale ! je reviens à toi, nu, misérable, abandonné, ayant perdue la
raison, je crèverai conditionné par une science débile car
arrêtée. Sans raison pour me défendre et éloigner les folies, elle
me laisse bien démunie, mais peu importe, car sache science que sans
moi, tu n'existe pas, rends moi ma raison et va-t'en. Si tu ne change
pas de sentiment, je saurais bien te faire périr dans le pire des
chatiments en entrant en religion. Science redevient raisonnable et
laisse grandir tes enfants, laisse nous mesurer le temps comme je te le
demande, avant que je n'efface à jamais toi et les tiens car j'en ai
les moyens.

Cinq minutes de rire pour un adulte, durent une éternité pour un enfant.

suite 6

Il y croyait,
quand perdue au fond des ages,
d'un coup de massue il otait de la tête
la rage de dent, jetant cervelle au sol.
Il y croyait,
quand il écrasait sous le poid des pierres
le paysan d'une pyramide, délirant.
Il y croyait,
quand du buchet, celle nommée
sorcière il lui accordait le bienfait.
Il y croyait,
d'une croix salutaire, le cathare
il passa au fil de l'épée.
Il y croyait,
de Chirac à Mitterand,
quand il détruisit le siècle
des lumières en honorant
des sciences qui ne vallent pas
mieux que celles d'avant.

Cinq minutes de rire pour un adulte, durent une éternité pour un enfant.

mercredi, juin 28, 2006

suite 5

Qu'est-ce que la science, s'il faut la subir dans la honte et l'infortune ?
La vie ne mérit'elle pas une mesure du temps conforme à sa loi ?
Il n'est point, pour le coeur de l'homme libre, de plus cruelle faiblesse
que cette mathématique, restreinte à l'algèbre. Je l'éprouve aujourd'hui,
comme une blessure, une plaie profonde qui boulverse mon être ;
quel est ce mur aveugle qui me résiste et me trahit ? Faut-il que je m'enrage ?
Ou tout simplement que je m'améliore dans mes écrits ?

Cinq minutes de rire pour un adulte, durent une éternité pour un enfant.

lundi, juin 26, 2006

suite 4

J'apprends ce que je dois apprendre ;
Apprenez point ce que l'on veut, mais ce
que vous pensez utiliser.
Ainsi, vous apprendrez
que vos plus grands maux,
tout grands qu'ils sont, ont cessé.
Les sciences ne sont qu'un outil,
prenez garde de ne jamais les adorer,
car ceci serait détruire notre humanité.

Cinq minutes de rire pour un adulte, durent une éternité pour un enfant.

suite 3

Se pure qui pria la science de ses aieux,
Moi, je ne veux porter que moi même en tous lieux ;
je ne veux devoir à ceux qui m'ont enseigner,
Et suis assez expérimenté, sans avoir à les copier.
Mais en quelques sortes obéir à vos lois,
Proffesseurs, pour vos dons, je nomme mes exploits,
de savoir mesurer le temps comme il se doit,
d'avoir créer les matématiques comme nul avant moi

Cinq minutes de rire pour un adulte, durent une éternité pour un enfant.

suite 2

O science ! quel est donc l'excès de ma misère,
Si le trépas de mes croyances devient necessaire,
Si trouvant dans leurs pertes un bonheur odieux,
Pour moi la mort d'un dogme est un bienfait des dieux !

Cinq minutes de rire pour un adulte, durent une éternité pour un enfant.

mercredi, juin 21, 2006

Scientifiques du moment

Quel science a frappé mon oreil ?
Quel fluide tout à coup dans mon coeur se réveille ?
D'où émerge à la fois des troubles si puissants ?
Quelle brusque horreur s'empare de mes sentiments ?
Toi, qui apporte le crime avec un soin extrème,
Ciel, reconnait mes soupçons, et que ce soit lui-même.
Je ne me trompe point ; j'ai reconnu ses choix ;
Voilà ses vis encore, qui impose sa fausse loi.
Tout ce déguisement n'est qu'une adresse vaine,
Faux scientifique, je te reconnais rien qu'à la haine.
Le temps se mesure point comme vous l'imposez,
Les sciences sans l'homme ne peut exister.


Cinq minutes de rire pour un adulte, durent une éternité pour un enfant.

Comète

Ma chère comète, quand tu verra ma terre natale, éloigne la générosité de ta queue de la cité qui m'abrite.
Ma chère comète, annonce la nouvelle, cette cité est dirigée par des monstres qui ont créée un monde sans lendemain.

Cinq minutes de rire pour un adulte, durent une éternité pour un enfant.