lundi, septembre 10, 2007

D'un autre coté de la tribune de quatrevingt-treize

D'un autre coté de la tribune, dans un cadre de bois noir, était appliquée au mur une pancarte de neuf pieds de haut, portant sur deux pages séparées par une sorte de sceptre la Déclaration des droits de l'homme ; de l'autre coté il y avait une place vide qui plus tard fut occupée par un cadre pareil contenant la Constitution fr l'an II, dont les deux pages étaient séparées par un glaive.Au dessus de la tribune, au-dessus de la tête de l'orateur, frissonnaient, sortant d'une profonde loge à deux compartiments pleine de peuple, trois immenses drapeaux tricolores, presque horizontaux, appuyés à un autel sur lequel on lisait ce mot : LA LOI.
Et Descartes dans sa méditation quatrième parlait DU VRAI ET DU FAUX, qu'il nous dit :
Je me suis tellement accoutumé ces jours passés à détacher mon esprit des sens, et j'ai si exactement remarqué qu'il y a fort peu de choses que l'on connaisse avec certitude touchant les choses corporelles, qu'il y en a beaucoup plus qui nous sont connues touchant l'esprit humain... l'expérience me fait reconnaitre que je suis néanmoins sujet à une infinités d'erreurs.
D'un autre coté de la tribune aujourd'hui, la loge est vide et celui qui doutait, celui qui s'était aperçu que sa proposition oubliait l'influence de la réaction sur l'action, est devenue LA LOI.
Le moins cartésien au sens du terme d'aujourd'hui est DESCARTES lui-même, comme la loge salvatrice a été vidée de ses occupant, l'esprit de la raison a été vidé de la réflexion.



Cinq minutes de rire pour un adulte, durent une éternité pour un enfant.

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